De l'art avec du cochon

par Schmitto

Nan, nan, nan, ce summer of blog ne deviendra pas le spot préféré des artistes scatophiles et autres adorateurs du tube digetsif. Mais attend, quand même, plus fort que sa Cloaca, la machine à caca, Wim Delvoye est également à l'origine de l'Art farm. Ou comment faire de l'art avec du cochon !

Dans leur jeune age, les cochons de la ferme artistique de Wim Delvoye sont tattoués une fois par semaine, sous une légère anesthésie, par lui même ou par ses employés.

Les motifs des tatouages s’inspirent de la culture populaire et vont des motifs des prisonniers russes aux princesses Disney, en passant par le logo Louis Vuitton. hihihihihihihiihhi. Les cochons grandissent et grossissent, allant parfois de 30 à 200 kg. Leur tatouage devient lui aussi de plus en plus grand au fur et à mesure que le cochon vieillit. Une fois arrivé à sa taille idéale, le cochon est abattu. A ce moment là, la peau est retirée, tendue, tannée, encadrée et vendue.

Parfois le cochon est empaillé. Il y a œuvre quand le cochon est mort. Avant cela, quand le cochon est en vie, il y a art, art vivant.

Vu que la Chine est un paradis pour les entrepreneurs désireux d’économiser de l’argent et de passer outre certaines contraintes européennes, Wim Delvoye a ouvert sa ferme d’art, Art Farm, en chine aux alentours de Beijing. Il y élève une vingtaine de cochons qui sont chouchoutés par des villageois locaux. Comme tous les chefs d’entreprise, il emploie des ouvriers qu’il rémunère, et gagne de l’argent en vendant la production de sa ferme.