My vans

par Schmitto

Yo, so, hier soir j'ai ambiancé un shooting pour un prochain shooping street-tease: un ride de young guns chaussés de Vans. Jai repris mon aka de Larry Van Schmitt pour remixer le kids de Larry clark.

Ben ouais, faut être ambitieux quoi, surtout quand depuis tout kid t'as une grosse love story avec Vans; le Bmx, ou plutôt le Bicross, puis le Skate, le Punk-rock, et même dernièrement le Hyphy. Vans, ce sont les shoes qui accompagnent mes kiffs depuis plus de 20 ans maintenant. Et quand tu sais que c'est grâce a eux que j'ai pu sortir mon book Ocean Bitch...

www.myspace.com/obpp

Tu peux comprendre pourquoi j'ai eu l'id de ce projet : raconter la vie d'une vans à la première personne. Bon, faut savoir que je suis un gros trasher du pied, un putain de destructeur de Vans. Une espérance de vie d' à peine une saison par paire; Live fast / Die young, vlà pas ce que je leur fait vivre à mes vans. Soit une pure matière à romancer pour ses paires sur-ridées en l'espace d'un été.

De la garde à vue, des bagarres, moult plans deal, de la dance, de la soul, si si, de la drague, un gros retour du skate, de la plage, des histoires d'amour platonique, dautres plus physique, l'émergence des mad dogs, des histoires d'amitié, meme avec un chien, des rides avorté en velib volé, d vols de toute sortes, de la garde à vue, des comas, du dance-floor sur abusé, des embrouilles de meufs, des jalousies de potes, des bouffoneries de fakers, des kiffs de fou... des rides, des croutes, des rides, des bleus, des rides, d entorses... une vie d'enfant du bitume quoi.

A la première personne, ca donne ca : Je suis celle qui prend tout dans la gueule. Déchirée, rabotée, défoncée sur le grip de sa board, je suis son pied directeur en skate. Mais attend, trop vaut grave mieux ça que passer sa life dans le placard d'un sneaker-head obsessionnel, enterrée vivante, une jolie boite comme cercueil !

Ma frangine et moi, on est lucky, on a une putain de la relation privilégier avec ce mec; il ns permet meme parfois de dormir avec lui, enfin, qd il est trop bourré. Notre mac est un mec cool, c'est tout. Il ns a meme présenté les plus belles des chaussures à talons, des chaussettes montantes de foliiiiiiiiiie, d tubesocks avec les quelles ca matché si bien !

Mais bon, qd meme, ma vie de vans, c'est pas toujours easy : un soir ou il avait trop bu avec ses thrashers de potes, l'un d'eux a commencé a me pisser dessus, et pire, a terminé dans ma frangine; le con. Du coup, on a connu le pire de ses tricks : sa technique de lavage. Tu te retrouves enfermée dans un sac eastpack puant, et bang, direct en machine sans même le temps de prendre ton souffle, imagine la noyade avec ta soeur tout contre toi. Ok, on en est ressorti top clean, mais j'en ai perdu mon étiquette arrière. Soit le début de la fin, un inexorable ride vers le fond de son placard. Triste fin de life, abandonnée au fond de son placard.Je me suis retrouvée à coté de cailleras : une air force one qui a du etre blanche un jour, ca a vraiment pas duré, tellement elle était salie par ce vilain trafic de dope : hashich + ecstasy. Soit une putain de fouille jusque sous la semelle, vlà les séquelles pour la frangine ! Heureusement que moi, enfin, nous, ma sister et moi, et meme toutes mes cousines, il ns aime.