
A bientôt 70 ans, Olivero Toscani, photographe de Benetton a bâti sa carrière avec pour principal registre, la provocation.
Le sidaïque en phase terminale, c'était lui, le baiser entre un prêtre et une bonne soeur, c'est encore lui, le jeune femme anorexique photographiée nue, c'est toujours lui.
A la mi janvier, il a provoqué une nouvelle fois la polémique avec un calendrier destiné à promouvoir l'image d'un groupe de tanneurs italien: http://www.pellealvegetale.it/. Ce consortium toscan lui avait commandé un calendrier pour promouvoir le recours à des colorants naturels extraits de plantes pour tanner les peaux. Une campagne de communication avec pour réel but de traiter des problèmes sous jacents de l'industrie du cuir italien.
Ce calendrier qui fait tant parler de lui montre 12 pubis féminins, un pour chaque mois de l'année. Pour le photographe il s'agissait de «déglamouriser les traditionnelles photos de mode, où les femmes déambulent en talons aiguille en arborant des lèvres rouge vif (...) et où tout est montré excepté le triangle du sexe féminin, le vrai cœur de la séduction».
Encarté dans le Rolling stones italien et tiré à 76 000 exemplaires, "l'oeuvre" n'a pas manqué de provoquer la colère des autorités italiennes avec en tête les féministes. Ces dernières arguant le fait que pour Toscani, la femme serait "réduite à un sexe".
Evidemment, l'organisme italien d'autorégulation de la publicité a demandé à Vera Pelle de ne pas communiquer sur l'objet. Et le conseil municipal de Florence a voté une résolution demandant l'interdiction du calendrier.
























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