Rayon frais

Sport

par @FrancoisChe

« D’un dauphin, t’en fais pas un requin », l’énorme coup de gueule de Laurent Sciarra

« D’un dauphin, t’en fais pas un requin », l’énorme coup de gueule de Laurent Sciarra

Il fait partie des meilleurs meneurs de jeu de l'histoire du basket français. Champion de France avec le PSG en 1997, médaillé d'argent avec les Bleus aux JO de Sydney en 2000, passeur numéro 1 en Pro A… Laurent Sciarra a réalisé une « grosse carrière ». Sur les parquets, le Niçois n'a jamais eu sa langue dans sa poche. Un caractère bien trempé qui a fait de lui un entraîneur parfois craint de ses propres joueurs. Retour sur un coup de gueule mythique qui fait le bonheur des internets.

4 février 2012. Vichy reçoit Aix-Maurienne pour le compte de la 20ème journée de Pro B. La situation sportive de la JAV, lanterne rouge du championnat, est catastrophique et le club bourbonnais a recruté Laurent Sciarra quelques journées auparavant pour piloter l'opération commando en vue du maintien. Les Vichyssois doivent impérativement gagner à domicile s'ils veulent entretenir l'espoir. Manque de chance, la mayonnaise ne prend pas et les Savoyards sont dans un grand soir. Résultat : une fessée de dix points à la maison. A la fin du match, le technicien niçois, très remonté contre le comportement de ses joueurs, se lâche dans une conférence de presse mythique. Les Javistes ont les oreilles qui sifflent : « D’un dauphin, t’en fais pas un requin » ; « On a le temps d’être en vacances l’été, à Copacabana ou mes couilles » ; « C'est tout le premier étage qu'on met en péril ! » ; « T’es dernier, t’as pas envie de te mettre les doigts dans la prise pour ressembler à quelque chose ? »

Laurent Sciarra n'est resté que quelques mois dans la cité thermale mais il aura marqué les esprits par son sens de la punchline. Le quotidien régional La Montagne s'est d'ailleurs amusé à compiler « ses plus beaux coups de gueule. » Une leçon de management sportif à consommer sans modération. Et un constat sans appel : le basket français a besoin de Laurent Sciarra.