D'un côté un label new yorkais qui propose des collections toujours plus fortes graphiquement, j'ai nommé MISHKA, et d'un autre côté un new yorkais d'adoption, Richard Kern, qui après être passé par les courts-métrages (il initiera le mouvement Cinema of Transgression) s'est concentré sur la photo, et propose depuis un travail autour de la pornographie et de l'érotisme populaire. Soit quatre tee shirt montrants ces fameux modèles, quasi toutes résidentes d'un NYC qu'on aimerait bien fréquenter. Well done Richie.
CRU-A, vient de mettre à dispo, en ligne, son numéro 18. Une nouvelle fois, part belle est faite aux photographes, puisqu'on y découvre une douzaine de séries. Très peu de mots ici, l'essentiel se disant autrement et c'est agréable à feuilleter. Mention spéciale au Serge Campo et sa série "Street Spleen", et également à Justin Warias pour sa proposition infantile assez sombre... Tant qu'à faire, dans le numéro 17, allez voir la série "i only sleep with democrats" de Reka Nyari, c'est efficace.
Formation australienne originaire de Melbourne, The Avalanches se fait remarquer à la parution de son premier album Since I Left You (2000). Ils annoncent fièrement avoir travaillé pendant plus de 3 années sur la production de leur disque. Une raison essentielle à cette pugnacité, les Australiens sont des stakhanovistes du sample, ils ont accumulé près de 3000 extraits musicaux qu'ils ont assemblé puis allégé pour des problèmes de droits d'auteur. Le résultat de cet effort musical surhumain est un immense mille-feuilles parfaitement maîtrisé, dansant et jubilatoire. Seule hombre au tableau, on attend toujours la suite. Maintes fois décalé, leur deuxième opus n'est toujours pas dans les bacs.
Un tube indé pour l'été | 10/10
Lorsque Matt Sharp met entre parenthèses l'aventure Weezer pour participer à son nouveau projet. Rivers Cuomo (leader de Weezer) ne le voit pas d'un très bon œil, à tel point qu'il est contraint de quitter le navire. Une fois réglés les problèmes d'égo, Sharp décide de se consacrer entièrement aux Rentals (1995).
Le premier album - Return of the Rentals - fait étalage de son goût prononcé pour les instruments vintage, notamment le clavier moog. Le synthés, devenu cheap dans la première moitié des 90' avait disparu de la circulation au profit d'un son plus brut, symbolisé par le retour au traditionnel guitare-basse-batterie imposé par Nirvana. The Rentals va contribuer à contester ce diktat, mêlant claviers new wave et sonorités power pop, le refrain de Friends of P reste toujours aussi efficace, 13 ans après.
Un tube indé pour l'été | 9/10
Difficile de résumer en quelques lignes l'adoration portée à Stuart Price. Producteur caméléon, insaisissable derrière ses innombrables pseudo (Man With Guitar, Paper Faces, Thin White Duke...) avec lesquels il signe remixes, featuring et projets perso.
En cette période de post French Touch (1999), le britannique se fait appeler Jacques Lu Cont car il estime (à raison !) qu'il est préférable de sonner français pour gagner en crédibilité artistique. En toute logique, il baptise son groupe Les Rythmes Digitales. Un projet mortel, kitsch, synthpop, cheveux rouge, combinaison en aluminium, clavier Emile & Images. A l'époque, les haters sont nombreux. Quelques années plus tard, tout le monde veut travailler avec lui (Madonna, Depeche Mode, Britney Spears) et le revival 80's est plus que jamais d'actualité. Le remix de Four to the Floor par Starsailor qui a ravagé l'été 2004 est signé Stuart Price.
Un tube indé pour l'été | 8/10