Le blog de GERZ

Mon top 5 Film Culte Feat. Ddash of Ddamage

par DJ Gero

John Carpenter : "The Thing"

Bon, c'est le film préféré de mon frère. Moi je l'ai vu une bonne 15aine de fois. En ce qui concerne mon frangin, lui il a du le mater plus d'une centaine. Dans chaque pays où on bouge pour faire des concerts, on se démerde toujours pour aller aux magasin de DVD pour tenter de trouver une édition qu'on connait pas de "The Thing", avec des bonus qu'on aurait éventuellement jamais vu. Le mois dernier, on l'a encore acheté quand on était au Québec. Au niveau de la forme, c'est le classique absolu du film d'horreur terrifiant. Orchestré par le maître indétrônable de l'angoisse, John Carpenter. Au niveau du fond, c'est de la philosophie à t'en foutre la migraine sur l'existentialisme et un rapport sociologique extrêmement pessimiste sur la condition humaine en société. Je résume (comme je peux) quelque chose qui alimente des heures et des heures de conversations avec mon frère sur ce film depuis des années. Tiens, en cadeau bonus, la pochette de notre dernier disque, s'inspirant directement de l'affiche du film : lien de la pochette

John Hughes : "The Breakfast Club"

Bon, j'avais super les boules que Gero foute "La folle Journée de Ferris Bueller" dans son Top. Du coup ça m'empêche de faire la même chose sous peine de passer pour un copieur. Bon, le même réalisateur avait fait 1 an plus tôt un autre de mes films cultes d'adolescence. Breakfast Club. C'est complêtement emo de remater ce film pour moi aujourd'hui, ça me parle directement à ce qu'il reste de mon coeur d'ado, les blagues me font toujours autant rire (y compris les traductions en VF qui sont assez brillantes). La conclusion du film veut pas dire grand chose, mais tout de suite avec les riffs de guitare de Simple Minds ça fout la chair de poule et t'as envie de chialer. Putain, par contre, mon petit frère et ses potes ont maté le film sur mes conseils récemment, ils ont trouvé ça nul à chier et complètement ringard. Je pense que je suis devenu un vieux con, c'est cool.

Robert Zemeckis : "Retour vers le Futur 2"

Ouais, on parle tout le temps du 1, mais le second volet de Retour vers le Futur est juste dé-cla-sséééééé ! Déjà, celui-ci, je l'ai vu au ciné à sa sortie, contrairement au premier que j'avais vu 30 fois en cassette. Je crois que c'est mon premier rapport à la culture de nerd, j'ai maté et re-maté le film des dizaines de fois quand j'étais gosse, pour analiser les raccords de script entre le premier film et le second. C'est juste impeccable, zero faute. Zemeckis maîtrise vraiment son continuum espace temps. Bon et puis la vision des années 2000 quand on est en 1989 c'est juste complêtement dingue à revoir maintenant. C'est ça le rétrofuturisme actuel : Wild Gunman de Nintendo en borne d'arcade, Max Headroom qui parle à la télévision quand tu rentres dans un bar, des skateboards volants overboards Mattel. Ah ouais, d'ailleurs, vu avez vu la video du mec qu'a fabriqué un vrai Hoverboard ? link youtube

Patrick Bouchitey : "Lune Froide"

Au départ un court métrage, puis on aditionne un second court métrage quelques années plus tard, tout ça mis bout à bout, ça nous donne le premier film réalisé par Patrick Bouchitey. Il s'agit d'adaptations de deux nouvelles de Charles Bukowski. Un écrivain tellement profond qu'à mon sens il a toujours été très casse gueule de le porter à l'écran. Ici, Patrick Bouchitey transpose Bukowski dans l'univers gris déprimant des zones industrielles et portuaires de Bretagne. C'est bien en évitant d'adapter à la lettre l'univers de Bukowski que Bouchitey réussi à transposer pour en faire ressortir le plus important : Les trippes, le gouaille, l'état d'esprit et surtout l'émotion. C'est de l'humour noir bien cradingue, parfois super cruel. Souvent un truc d'artiste incompris, par tout le monde y compris par lui-même. Je suis vraiment triste que Bouchitey n'ai pas persisté dans la réalisation, j'avais rarement vu autant de classe, d'intelligence et de sobriété chez un réalisateur français depuis pas mal de temps lorsque j'ai découvert ce film dans les années 90. Grosse claque. Jean-François Stévenin et Bouchitey en acteurs principaux sont monumentaux, le reste du casting complète le rendez-vous de mes acteurs français préférés de cette période : Roland Blanche, Jean-Pierre Castaldi, Jackie Berroyer. La grande classe.

David Lynch : "Lost Highway"

J'ai longtemps étalé pas mal de théories sur ce film, j'ai eu des discussion interminables. Mais au bout du compte, je sais toujours pas comment l'expliquer. Le comprendre encore moins. Et qu'on arrête de me dire que c'est du cinéma cérébral, pour moi c'est electrique, animal et déraisonné. Bill Pullman qui défonce une porte avec un fusil à la main, sur fond de Ramstein qui t'éclate les oreilles. Patricia Arquette qui apparait au ralenti avec ses cheveux blonds qui volent dans les harpèges de "This Magic Moment" de Lou Reed. Y'a rien d'intello là dedans, c'est de la pureté sans raison, de la sincérité brute qui ne laisse pas à réfléchir. Chose que beaucoup de réalisateurs s'inspirant de Lynch ont tendance à négliger dangereusement.